Site officiel d'Allain Gaussin, compositeur
REPÈRES

1943 - 1ère naissance en Normandie ; signe : scorpion. C'est encore l'occupation et la guerre.

Profond sommeil jusqu'à 13 ans, puis 2ème naissance avec la Symphonie Héroïque de Beethoven.

Il existe un autre espace ; mais impossible d'apprendre la Musique. Il faut encore attendre et dormir...

1961 - la poésie : Rimbaud, Eluard et les autres...

1963 - 3ème naissance (la vraie) Paris, rue Saint Claude. La Musique est partout. Les chemins sont ouverts, "Le vent se lève..."

1965 - Arielle : "le temps déborde et s'illumine".

1966 - entrée au CNSM de Paris. Le nez et la tête dans les partitions.

1972 - Messiaen omniprésent : le maître, la connaissance, le repère.

1973 - les musiques extrêmes orientales, le zen, la lumière, "les nourritures terrestres" ;

et si Dieu n'existait pas.

1977 - Villa Médicis, la liberté ; l'alchimie du langage musical.

1979 - retour à Paris, les désillusions. Il faut se battre continuellement.

1985 - Berlin : le mur n'est pas encore tombé. Rapprochement Musique-Peinture au Kunsthalle NATURE ET APOCALYPSE SELON OUHI CHA.

1988 - la cosmologie, l'œil perdu dans les étoiles. ARCANE a enfin son vrai visage.

1993 - ANNÉES-LUMIÈRE et l'Orchestre de Paris : "Lumière d'écume saturant sans cesse notre immobilité"

1994 - le Japon... ses jardins zen... ses forces telluriques qui déchirent le corps.

1996 - Lao Tseu, Pascal, Jabès, l'Homme dans l'univers. Retour aux sources. DÉSERT.

1998 - "Clair du bleu infini brisé aux lames du soi" SATORI et ses obsédantes lignes spirales.

2002 - magie de l'informatique... cryptation anacoluthique sans fin, autour d'OpenMusic.

2004 - fascination des lignes géométriques, des symétries, des mandalas, et des arabesques exubérantes de l'art islamique.

3A

 

J'ai dû probablement déjà vous dire que le monde musical avait du mal à accepter qu'un compositeur ose écrire de la poésie, de même que mes quelques incursions dans le domaine des lettres n'ont jamais été bien comprises, pour les raisons inverses.
Aujourd'hui, je me suis totalement affranchi de ces "interdits", même si cela dérange.
Pour moi, il s'agit d'exprimer par des mots, par de la musique, ma vision du monde, d'exprimer mes intuitions, mes sensations et de projeter mon imaginaire dans un espace de cristal incandescent, où l'homme est libéré de toute pesanteur.
Cette intériorité n'empêche pas pour autant, un état de veille permanent. Ici, il s'agit plutôt de mettre en résonance son corps avec les forces de l'univers et ainsi capter l'infime vibration de cet espace inouï.
Seul l'art a cette capacité d'élévation, et j'essaie, en humble serviteur, de lui donner toute sa grandeur.

Lettre à Michel Passelergues, le 18 décembre 2004.

 

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